Sophie Suraniti / Le Devoir :

Surconsommation et gaspillage alimentaire: deux travers de nos sociétés. Et si le vent était en train de tourner?

Décembre est un gros mois de dépenses d’ordre alimentaire. Cadeaux gourmands, repas de fête, ça déborde de partout. Y compris après… sur la balance ! Mais, cette année, il y a comme un changement dans l’air, certes encore discret et polarisé. De petites prises de conscience se font, des groupes de citoyens se créent. Noël se teinte d’une autre forme de consommation.

C’est le cas avec le collectif Consommer autrement, apparu récemment sur les réseaux sociaux, comme beaucoup d’autres initiatives du genre. Rameuter les troupes virtuellement est l’une des grandes forces des Facebook de ce monde. L’initiative en question émane d’un réseau de consommation responsable zéro déchet et il agit-réagit, pour le moment, comme une pépinière à idées. L’étincelle de départ ? Deux blogueuses montréalaises zéro déchet, Laure Caillot et Mélissa de La Fontaine (dont le défi quotidien de consommer différemment a été relayé médiatiquement l’an passé), et ce même désir de pousser plus loin leurs actions individuelles.

« C’est bien de faire quelque chose dans sa propre poubelle et dans sa vie de tous les jours, mais c’est bien aussi de contribuer à diffuser le message ! » explique Laure. D’où une première rencontre organisée fin octobre à Montréal, suivie d’une autre dimanche dernier, de ce qui est pour le moment un collectif balbutiant, mais débordant d’idées et de gens enthousiastes.

« Nous nous sommes rendu compte que plusieurs personnes ont les mêmes envies, qu’elles souhaitent poser des actions plus concrètes dans leur milieu de vie. On veut être des facilitateurs pour que tous ces gens — ceux qui ont des projets, ceux qui ont des idées, ceux qui veulent simplement apporter leur soutien — puissent se rencontrer, échanger », confie Laure.

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