François Doyon / Huffington Post :

Nous avons récemment appris qu’une société pétrolière albertaine, Questerre, veut relancer l’exploitation des gaz de schiste au Québec . Gaz de schiste, vous dites? On entend le terme depuis des années, mais savons-nous vraiment de quoi il en retourne? La dépendance de plus en plus importante aux hydrocarbures fait augmenter la demande en des formes d’énergie comme le gaz de schiste, ce qui fait saliver bien des entreprises d’exploitation qui voient là une source de profits faramineux. Mais la levée de boucliers des citoyens québécois impose une réflexion majeure: qu’est-ce qu’il y a de si dangereux dans les gaz de schiste? Quels en sont les avantages et les inconvénients? Et surtout, comment en est-on arrivé au portrait d’aujourd’hui au Québec?

Une définition

Le gaz de schiste est du gaz naturel extrait du schiste argileux. C’est la méthode d’extraction qui distingue le gaz de schiste du gaz naturel ordinaire. Les forages de gaz typiques se font dans des roches suffisamment poreuses ou suffisamment fissurées pour que le gaz puisse se déplacer à travers elles, comme l’eau suinte au travers les parois d’un pot en terre cuite. Le schiste argileux a une porosité de seulement 10 %, ce qui en fait une roche presque imperméable. Le gaz qu’il peut renfermer ne peut donc pas s’en échapper naturellement. Pour libérer le gaz, on a recours à la fracturation hydraulique. Cette technique consiste à forer horizontalement les couches de schistes pour ensuite y injecter de l’eau à une pression supérieure à celle des roches. L’eau ainsi injectée élargit les fissures déjà existantes dans le schiste et en crée de nouvelles, ce qui rend la roche suffisamment poreuse pour que le gaz puisse s’y échapper. On ajoute du sable et un mélange d’additifs chimiques pour faciliter le processus de fracturation.

Lire sur le Huffington Post