AFP :

Un mois avant l’arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, qui a promis de sabrer les règlementations environnementales, Barack Obama a interdit mardi tout nouveau forage de gaz ou de pétrole dans de vastes zones de l’océan Arctique.

Cette décision du président démocrate sortant, complétée par une démarche similaire du Canada annoncée simultanément, devrait provoquer une levée de boucliers dans le camp républicain, et une possible guérilla juridique.

«Aujourd’hui, en partenariat avec nos voisins et alliés du Canada, les États-Unis franchissent une étape historique pour (…) préserver les écosystèmes de l’Arctique», a souligné M. Obama dans un communiqué, évoquant aussi la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles pour lutter contre le changement climatique.

La décision prise mardi s’appuie sur «une base légale solide» et ne peut être remise en cause par un autre président, a assuré un haut responsable de la Maison Blanche.

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Pas de nouveaux permis d’exploration pour au moins cinq ans

Alexandre Shields / Le Devoir :

Le gouvernement Trudeau impose un moratoire dans une déclaration commune du Canada et des États-Unis

Le gouvernement Trudeau a annoncé mardi qu’il impose un moratoire d’au moins cinq ans pour l’octroi de nouveaux permis d’exploration pétrolière et gazière dans les eaux de l’Arctique canadien. Une décision qui ne change rien pour les entreprises qui détiennent déjà plus de 27 000 km2 de permis en milieu marin nordique.

Par la voie d’une « déclaration commune » du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et du président américain sortant, Barack Obama, les deux pays ont annoncé mardi des mesures censées assurer une meilleure protection de l’Arctique, une région qui subit de plus en plus les impacts des changements climatiques.

Ottawa s’est ainsi engagé à désigner « toutes les eaux arctiques canadiennes comme étant interdites d’accès, indéfiniment, aux futures concessions pétrolières et gazières extracôtières ». Ce moratoire sur les nouveaux permis d’exploration en milieu marin sera toutefois révisé tous les cinq ans, et ce, « au moyen d’une évaluation scientifique du cycle de vie liée au climat et à la vie marine ».

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Moratoire de cinq ans sur les forages dans l’Arctique

Dominique Cambron-Goulet / Journal Métro :

(…) Les gouvernements ont souligné la fragilité de l’écosystème de l’Arctique, ainsi que sa vulnérabilité en cas de déversement pétrolier. «Le président Barack Obama et le premier ministre Justin Trudeau sont fiers de lancer des actions qui assurent une économie et un écosystème de l’Arctique qui seront forts, durables et viables, avec sur une gestion des ressources marines basée sur la science, dénuée de tous les risques reliés à l’exploitation de gaz et de pétrole en mer, ont fait savoir les deux administrations dans un communiqué conjoint. Ces mesures ouvrent la voie à des partenariats plus étroits avec les nations de l’Arctique, notamment par l’entremise du Conseil de l’Arctique

Un mois avant l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, M. Obama a invoqué une close d’une loi de 1953, le Outer Continental Shelf Lands Act, qui permet au président d’empêcher l’exploration pétrolière dans certaines parties des eaux fédérales. Cette loi a déjà été utilisée auparavant pour protéger des récifs coralliens.

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Le Canada et les États-Unis interdisent les nouveaux forages dans l’Arctique

ICI Radio-Canada avec Reuters et AFP :

(…) L’Arctique, pas encore l’Eldorado

Les compagnies pétrolières ne se bousculent pas encore pour faire de l’exploitation dans l’océan Arctique, la prospection étant coûteuse et risquée.

Shell Oil a dû abandonner ses recherches dans cette zone en 2015, après qu’un de ses vaisseaux eut été endommagé. Le groupe subissait aussi la pression légale des groupes écologistes.

En 2015, seul 0,1 % de la production américaine de brut sur des plates-formes en mer provenait de l’Arctique, d’après les données de Reuters.

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Ottawa va interdire l’octroi de licences pour le pétrole dans l’Arctique

La Presse Canadienne :

(…) C’est d’ailleurs cette seule clause de révision de la politique qui étonne le professeur de sciences politiques Michael Byers, de l’Université de Colombie-Britannique.

Ce dernier croit qu’Ottawa est allé de l’avant pour montrer que le premier ministre Justin Trudeau a à coeur la protection de l’environnement malgré qu’il ait récemment donné le feu vert à deux projets d’oléoducs – l’expansion de Trans Mountain et le remplacement de ligne 3 d’Enbridge.

Du côté des États-Unis, cette mesure apporte la touche finale à l’héritage environnemental du président Obama tout en testant la promesse du président désigné Donald Trump d’ouvrir les vannes des réserves énergétiques inutilisées des États-Unis.

«Fermer la porte au pétrole et au gaz dans l’Arctique aide (Justin Trudeau) à se positionner dans le dossier des changements climatiques en disant qu’il y a des limites au développement de nouveaux projets pétroliers et gaziers et en traçant une ligne dans le sable», a soutenu M. Byers.

«Il n’y a pas d’activité qui a lieu dans l’Arctique canadien en ce moment, alors de dire »Non« fait en sorte que personne ne doit s’arrêter», a-t-il ajouté.

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Communiqué : Déclaration commune des dirigeants du Canada et des États-Unis sur l’Arctique