PASCAL RAICHE-NOGUE / Acadie Nouvelle :

TransCanada doit obtenir le consentement des Premières Nations avant de construire le pipeline Énergie Est, ont martelé plusieurs leaders autochtones mardi à Saint-Jean lors des audiences de l’Office national de l’énergie. Des représentants de communautés autochtones du Nouveau-Brunswick ont fait front commun lors de la troisième et dernière journée de la consultation de l’ONÉ sur Énergie Est, dans un hôtel de la ville portuaire. Le chef de la Première Nation d’Eel Ground, George Ginnish, a été le premier à s’adresser aux commissaires et à l’entreprise qui pilote le projet de pipeline, TransCanada. Il a parlé au nom des membres de la réserve qu’il dirige et des autres communautés micmaques du Nouveau-Brunswick. Il a expliqué comment les Premières Nations n’ont jamais cédé leurs droits ancestraux et qu’ils détiennent toujours des droits territoriaux sur l’ensemble de la région. «Le pipeline Énergie Est traversera nos terres micmaques non cédées sur lesquelles nous détenons les titres autochtones. Le projet a donc aura besoin de notre consentement», a-t-il dit. Il a dit craindre que le pipeline ait des conséquences sur l’environnement, entre autres sur les cours d’eau, qui occupent une place très importante dans la vie des autochtones. «Ils sont la colonne vertébrale de notre territoire et un élément vital de notre culture. L’impact de déversements dans ces cours d’eau serait dévastateur pour le mode de vie de notre peuple.» George Ginnish a ensuite lancé un message clair comme de l’eau de roche à TransCanada. «À moins que toutes ces préoccupations soient véritablement résolues, nous ne pouvons pas consentir et nous ne consentions pas au pipeline sur notre territoire.»

Lire sur Acadie Nouvelle