Jacob Cassidy / CIMT : TVA :

La ville d’Edmundston comparaissait hier à Fredericton aux audiences de l’Office national de l’Énergie sur le projet de l’oléoduc Énergie Est de TransCanada. Au lendemain de cette rencontre, le maire estime que trop de questions demeurent sans réponse. En avril, le conseil avait adopté une résolution pour s’opposer au passage de l’oléoduc dans le bassin hydrographique Iroquois, qui alimente la population en eau potable. La ville craint qu’une fuite cause des dégâts irréversibles à cette source d’eau. L’administration a bien l’intention de continuer à poser des questions pour défendre les intérêts d’Edmundston qui présentent une position unique à l’échelle nationale.«La source d’eau de la ville est une source d’eau naturelle qui est filtrée naturellement dans les aquifères, c’est à dire des sous-sols qui sont là depuis plus de 4 millions d’années. L’eau est puisée à travers des puits, ne nécessite aucunement la présence d’une usine de traitement des eaux», explique le maire d’Edmundston, Cyrille Simard.

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Ajout : 

Oléoduc: la position d’Edmundston déplait

Jacob Cassidy / CIMT : TVA :

La position de la Ville d’Edmundston sur le passage de l’Oléoduc Énergie Est continue de faire réagir. L’administration municipale demande à TransCanada de modifier le tracé qui traverse l’unique source d’eau potable de la ville. Un éditorial publié hier dans un quotidien anglophone mentionne qu’Edmundston fait preuve d’égoïsme en prenant une telle position.  L’éditorial publié mercredi dans le Telegraph-Journal fait réagir. L’auteur invite le conseil municipal d’Edmundston à revoir sa position sur le projet ÉnergieEst en pensant davantage au bien commun. Un commentaire qui agace le maire. «Le bien commun pour nous c’est le bien de notre communauté qui est à risque par rapport à ce projet-là», réplique-t-il. Le texte suggère à la Ville de prendre une approche plus collaborative, notamment en reconnaissant les bénéfices économiques de l’oléoduc. Une idée que ne partagent pas les citoyens rencontrés. «Ça nous donne rien à nous autres ici parce que ça ne donne même pas d’ouvrage dans la place. C’est du monde de l’extérieur qui va le faire. C’est tout le temps les grosses entreprises qui vont en bénéficier, pas nous autres», mentionne l’un d’entre eux.

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excusez-nous, mais...

Cyrille Simard, maire d’Edmundston :

Le comité éditorial du Telegraph Journal nous conseillait ce matin dans un éditorial (téléchargez ici) que nous devrions envisager le bien commun en ce qui concerne le projet de pipeline de TransCanada. Nous ne pouvons qu’être en accord. Faire le contraire mettrait essentiellement la seule source d’eau potable de toute une population à risque. Parce que, vous voyez, c’est le nœud du problème. Edmundston n’essaye pas d’être belligérante ni d’arrêter le développement économique de cette province. Nous essayons de protéger notre eau potable. Dans cet éditorial du 17 aout, l’auteur omet de mentionner que les résidants d’Edmundston et de la Première nation malécite du Madawaska n’ont qu’une source souterraine d’approvisionnement en eau potable. Si elle était contaminée, nous n’aurions pas d’eau potable jusqu’à la construction d’une couteuse usine de traitement des eaux et des installations nécessaires. Je le répète: PAS d’eau potable. Comment pensez-vous que cela affecterait les citoyens, les entreprises, l’hôpital et les écoles? N’est-ce pas cela, le bien commun ?

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