Alexandre Shields / Le Devoir :

Quand les procédures partent mal, il est très difficile de corriger le tir, estime le professeur Louis Simard

Le projet Énergie Est est empêtré dans un processus marqué par « l’improvisation »qui risque d’éprouver des difficultés à regagner la confiance du public. Dans ce contexte, il semble d’ailleurs inévitable que les commissaires de l’Office national de l’énergie qui ont rencontré Jean Charest alors qu’il était consultant pour TransCanada quittent leurs fonctions pour ce projet de pipeline. C’est ce qu’affirme le professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa Louis Simard, qui suit de près la saga du pipeline Énergie Est. À la lumière des différentes controverses qui ont marqué le projet de TransCanada depuis 2014, il dit constater un certain « cafouillage » dans la façon de mener celui-ci. « Il s’est inscrit dans un contexte d’improvisation depuis le début », estime M. Simard. (…)

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Il estime aussi que le gouvernement Trudeau a commis une « erreur » en promettant une réforme de l’ONE tout en laissant l’examen du projet de TransCanada suivre son cours selon les règles actuelles. Une telle décision « nous amène à un bricolage et à une improvisation qui ne sert personne et qui nous entraîne dans un cul-de-sac, dit-il. On improvise des règles, ce qui est dangereux. Dans un processus décisionnel, il faut garantir la clarté des règles et s’assurer que tous les acteurs sont au courant. »

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Lettre d’opinion en faveur du pipeline dans Le Devoir : Énergie Est : acceptable et souhaitable