Agence QMI :

Des Premières Nations du Canada et des États-Unis promettent de tout faire pour que le pipeline Keystone XL, qui vient d’obtenir le feu vert de l’administration Trump, «ne soit jamais réalisé».

Le Traité autochtone contre l’expansion des sables bitumineux qui comprend maintenant plus de 120 Premières Nations et tribus à travers le Canada et les États-Unis a vivement réagi à l’approbation présidentielle de la construction d’un oléoduc de 1900 kilomètres, dont 1400 aux États-Unis.

Le projet de l’entreprise TransCanada, de Calgary, doit relier les sites d’exploitation pétrolière de l’Alberta aux raffineries du sud des États-Unis, en passant notamment par l’État du Nebraska.

«Les gouvernements devraient appuyer les mesures visant à lutter contre le changement climatique et à appuyer les droits des autochtones, sans essayer d’exploiter des projets comme le pipeline des sables bitumineux Keystone XL», a déclaré Kevin Hart, chef régional pour le Manitoba de l’Assemblée des Premières Nations (AFN).

Lire sur Le Journal de Montréal

Oléoduc Keystone XL: Trump met Trudeau dans l’embarras

AFP :

Le feu vert du président américain Donald Trump à la construction de l’oléoduc Keystone XL est une pierre dans le jardin de la politique intérieure du premier ministre Justin Trudeau, même si elle va stimuler l’économie.

« Cette décision fait du tort au gouvernement Trudeau, qui aurait été satisfait de voir le projet Keystone XL tomber en désuétude du côté américain et ne pas avoir à assumer les conséquences politiques de son approbation », estime Matthew Hoffmann, professeur de science politique à l’Université de Toronto.

Depuis son élection en 2015, Justin Trudeau martèle que l’économie et la protection de l’environnement peuvent aller de pair.

Avec une croissance économique tirée par l’énergie (10 % du produit intérieur brut), le Canada est au sixième rang des pays producteurs de pétrole. Ce qui n’a pas empêché Justin Trudeau d’affirmer en janvier vouloir « mettre un terme progressivement » à l’exploitation des sables bitumineux et faire cesser la « dépendance » du Canada aux hydrocarbures.

Lire sur La Presse