Gilles Gagné / Collaboration spéciale, Le Soleil :

En août, le Québec a vu être nommé son troisième ministre des Transports en 2016. Après le passage sans lustre de Robert Poëti et le séjour dévastateur de Jacques Daoust, on peut se demander si Laurent Lessard restera en poste jusqu’en 2017. Les controverses ayant ponctué les séjours de ces hommes font oublier que nos chefs d’État accordent bien peu d’importance à la fonction de ministre des Transports, qui devrait être stratégique dans un pays de distance et de ressources comme le Québec.

Les secteurs qui souffrent le plus des portes tournantes touchant les ministres des Transports sont les régions comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord, où l’incertitude, l’érosion des services et le sous-équipement affectent l’économie et la qualité de vie. Depuis les élections de 2014, la Gaspésie a perdu les deux tiers des liaisons d’autocars Orléans Express. Elle n’a toujours pas récupéré son train de VIA Rail entre Matapédia et Gaspé, et l’avenir de tous ses quais commerciaux, excepté celui de Sainte-Anne-des-Monts, est incertain. Il s’agit de ports fédéraux, mais comme Ottawa veut s’en départir, une sirène d’alarme devrait résonner à Québec. Ce n’est pas le cas.

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