Philippe Lanoix-Meunier / Le Courrier du Sud :

POLITIQUE. Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, s’est engagé à annuler le projet de loi 106 sur les hydrocarbures récemment adopté par le gouvernement Couillard, s’il parvenait à prendre le pouvoir.

Selon le PQ, le projet de loi 106 bafoue l’acceptabilité sociale et le gouvernement libéral a choisi de donner satisfaction aux pétrolières plutôt qu’aux citoyens. La formation souverainiste a également souligné que la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est prononcée pour la fracturation hydraulique et les forages pétroliers dans les baies gaspésiennes.

«Ce gouvernement se croit tout permis. Sans remords, sans états d’âme, il foule aux pieds le bien commun et la démocratie. Lorsque le PQ sera élu, nous abolirons cette odieuse loi sur les hydrocarbures, chapitre 4 de la loi sur la transition énergétique. J’en prends l’engagement aujourd’hui», a déclaré Jean-François Lisée.

«Si le gouvernement est arrivé à ses fins, il devrait avoir honte d’avoir bâillonné la voix des citoyens du Québec. Pendant ce temps, les patients, les élèves en difficulté, les aînés attendent des services. Au lieu d’utiliser les dernières heures de cette session parlementaire pour corriger ses nombreuses erreurs, il a choisi de consacrer son temps aux pétrolières!», a de son côté réagi la députée de Taillon, Diane Lamarre.

Lire sur Le Courrier du Sud

Rochon craint les effets de la loi sur les hydrocarbures

Louise Grégoire-Racicot / Les 2 Rives La Voix :

Quarante-huit heures après cette interminable nuit du 10 décembre passée à l’Assemblée nationale à dénoncer vainement le projet de loi 106, le député Sylvain Rochon ne digère toujours la façon dont cette loi a été adoptée.

Il s’est engagé, avec son chef Jean-François Lisée, d’annuler cette loi si le Parti Québécois est reporté au pouvoir en 2018.

M. Rochon soutient que les pétrolières se réjouissent, que le cours de leurs actions monte à la suite de l’adoption de la loi sur la mise en œuvre de la Politique énergétique, mais aussi de son volet sur les hydrocarbures. Il déplore surtout que toute la question sur les hydrocarbures aille à l’encontre de la volonté des Québécois, dont ceux de Saint-David et de Saint-Louis, dans Richelieu, où les compagnies ont déjà des zones d’exploration.

Le député croit que cette décision du gouvernement n’est pas un moment heureux pour la démocratie.

« Jamais le ministre n’a accepté la main que nous lui tendions. Nous étions d’accord avec la transition énergétique, mais aurions voulu que le vote soit scindé. Que le projet n’inclut pas les règles concernant l’exploration et l’exploitation », souligne M. Rochon, en entrevue.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcard, n’a pas dévoilé ces règlements, déplore M. Rochon. « Une fois la loi en vigueur, on n’aura pas à les voter à l’Assemblée nationale. Mais M. Arcand tenait à ce que tout soit voté en une fois, même si le président de l’assemblée avait accepté cet amendement. »

Lire sur Les 2 Rives La Voix