Alexandre Shields / Le Devoir :

Le gouvernement Couillard n’a pas encore donné son accord à la municipalité d’Anticosti, qui veut soumettre sa candidature pour faire inscrire l’île sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le dossier, qui doit être transmis à Ottawa d’ici un mois, pourrait pourtant être le seul soumis par le Québec à la suite d’un appel lancé par la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna.

Dans une lettre envoyée au cabinet de Philippe Couillard ainsi qu’à trois ministères le 2 décembre dernier, et dont Le Devoir a obtenu copie, la municipalité de L’Île-d’Anticosti rappelle que le fédéral exige que le « propriétaire foncier » donne son accord pour que le dossier puisse être étudié, et éventuellement soumis à l’UNESCO.

Or, l’île d’Anticosti appartient au gouvernement du Québec depuis 1974. À l’époque, l’État l’avait rachetée de l’entreprise forestière Consolidated Bathurst pour la somme de 25 millions. Le gouvernement doit donc donner son accord.

Dans la lettre signée par le maire de l’île, John Pineault, pour demander le « consentement » de Québec, la municipalité fait valoir que le dossier de candidature d’Anticosti s’appuie sur des critères élaborés par l’UNESCO, qui reconnaît les sites qui ont une « valeur universelle et exceptionnelle ».

M. Pineault souligne aussi qu’une « rencontre de travail » a eu lieu à la fin du mois de novembre avec des « experts » des ministères des Forêts, de la Faune et des Parcs, de celui de la Culture et des Communications, de celui du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, ainsi que de celui des Relations internationales et de la Francophonie.

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