Binh An Vu Van / ICI Radio-Canada :

Pêches et Océans Canada mène un effort de recherche intensif pour circonscrire l’habitat de la baleine bleue et comprendre les menaces qui pèsent sur cette géante de l’Atlantique Nord, dont on connaît bien peu de choses.

Les grandes bleues sont inscrites depuis 2005 sur la liste des espèces en voie de disparition, mais on ignore la taille de leur population, leurs aires d’hivernage et leurs lieux de reproduction.

Les baleines bleues sont les plus gros animaux de la planète. Pourtant, on ne connaît presque rien d’elles.
Véronique Lesage, biologiste à Pêches et Océans Canada
« On ignore même si cette population est en décroissance ou non », explique Véronique Lesage, biologiste à Pêches et Océans Canada, qui coordonne depuis près de six ans cet effort de recherche.

« Les baleines bleues voyagent sur de grandes distances, ajoute-t-elle. Il est alors difficile de les suivre sous l’eau, loin des côtes. Cette difficulté a freiné la recherche pendant des années. » (…)

Selon la Loi sur les espèces en péril, tout nouveau projet qui détruirait cet habitat, ou l’empêcherait de jouer son rôle pour la baleine bleue, serait rejeté. « La Loi sur les espèces en péril est encore jeune », note Robert Michaud, biologiste et président du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins.

« Nous en connaîtrons davantage sur l’étendue de sa protection réelle lorsqu’elle sera mise à l’épreuve en cour. Cela dit, on observe déjà que, dans le cas des bélugas, cette désignation d’habitat essentiel semble jouer un effet dissuasif sur certains industriels qui souhaitent développer des projets dans ces secteurs. »

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