Bertrand Schepper / Le Journal de Montréal :

Les derniers jours ont été riches en exemples de girouettes politiques. Alors qu’à la conférence de Paris le premier ministre Couillard vantait le côté écologique du Québec et qu’il nous répétait, il y a deux mois, que l’avenir du Québec ne reposait pas sur les hydrocarbures, voilà qu’il propose un projet de loi pro-hydrocarbure pour la politique énergétique. De plus, après des mois de tergiversations sur Uber, durant lesquels il n’a pas appliqué ses propres lois, le gouvernement laisse à la corporation la possibilité d’opérer encore trois mois de plus, le temps de fournir un projet pilote. Bref, sur ces deux sujets, le gouvernement s’est tout simplement aplati.

2016… ou 1880?

Bien que rien ne démontre, pour l’instant, la rentabilité de grands projets pétroliers ou gaziers au Québec, le gouvernement permettra aux corporations d’utiliser le principe contesté de la liberté de prospection (« free mining »). Les entreprises privées dotées d’un permis d’exploitation sur le territoire couvrant votre terrain privé pourront donc y exploiter du gaz ou du pétrole sans votre consentement. Ce principe peut mener jusqu’à l’expropriation (p. 41).

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