Alexandre Shields / Le Devoir :

Gaspé s’oppose au procédé de l’entreprise, qu’elle juge similaire à la fracturation

Après avoir répété à plusieurs reprises que son projet pétrolier sur le territoire de Gaspé ne nécessiterait pas de fracturation, Pétrolia compte maintenant élaborer un« programme de stimulation » pour ses puits situés près de zones habitées.

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La Ville de Gaspé s’oppose à ces opérations jugées similaires à la fracturation et réclame une évaluation environnementale du projet. Mais le gouvernement Couillard fait la sourde oreille. Par la voie d’un simple communiqué, Pétrolia a fait valoir vendredi dernier que son test de production mené sur le puits Haldimand 4 depuis le mois de mai a permis de confirmer « l’existence d’un réservoir pétrolier fonctionnel », donc potentiellement exploitable. L’entreprise a d’ailleurs pu extraire 1200 barils de pétrole léger de ce puits, foré à 300 mètres d’un secteur résidentiel. Pétrolia a donc franchi une étape importante en vue de ce qui pourrait devenir la première exploitation commerciale de pétrole de l’histoire du Québec. Mais compte tenu des particularités du sous-sol de ce secteur de la péninsule gaspésienne, l’entreprise et son partenaire Québénergie doivent élaborer « un programme de stimulation qui permettrait de procéder à une mise en production optimale du gisement Haldimand ».

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Ajout : 

Pétrolia met le puits Haldimand no 4 en veilleuse à Gaspé

Jean-François Deschênes / ICI Radio-Canada :

Les opérations d’exploration sont terminées au puits Haldimand numéro 4, à Gaspé. Pétrolia se tourne maintenant vers ses puits Haldimand numéros 1 et 2. La compagnie veut améliorer ses connaissances sur le gisement. Avant de poursuivre les opérations, Pétrolia doit d’abord élaborer le programme de stimulation et discuter avec son partenaire Québénergie. La stimulation chimique et la fracturation hydraulique ne sont pas exclues pour ces puits, selon le directeur des affaires publiques et gouvernementales chez Pétrolia, Jean-François Belleau. L’important pour monsieur Belleau, c’est de connaître le plein potentiel du gisement. Il ne peut toutefois pas préciser quand les travaux débuteront aux puits numéros 1 et 2. (…)

Le maire, Daniel Côté, a été surpris d’entendre la compagnie évoquer la possibilité qu’il y ait de la fracturation hydraulique ou une stimulation chimique sur les autres puits. Il maintient son opposition à tout ce qui pourrait mettre en danger les réserves d’eau potable de sa communauté.

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