Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Chaque année, plus de 50 % des collisions mortelles qui ont lieu dans les rues de Montréal impliquent des piétons. Sur ce nombre, une proportion importante compte des personnes âgées et des enfants, rappelant que certains usagers de la route sont encore plus vulnérables que d’autres. En raison du vieillissement marqué de la population qu’on observe depuis quelques années, les personnes de 65 ans et plus n’ont jamais été aussi nombreuses à marcher dans les rues du Québec. Or, étant donné leurs conditions morphologiques particulières, les piétons âgés sont les plus à risque d’être impliquées dans un accident de la route. Plus encore, ce sont ceux qui, à la suite d’une collision, ont le plus de difficulté à recouvrer la totalité de leur mobilité.

« Les personnes âgées, en raison du passage du temps, doivent vivre avec une mobilité différente, explique Odile Craig, chargée de projet au Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM). Elles sont souvent plus lentes ou ont parfois de la difficulté à se mouvoir. Dans certains cas, c’est leur vision qui est restreinte ou leurs réflexes qui sont légèrement décalés. »

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