ICI Radio-Canada avec La Presse Canadienne et AP :

À Standing Rock, au Dakota du Nord, trois personnes ont été arrêtées lundi près du chantier de construction de l’oléoduc Dakota Access, théâtre d’un mouvement d’opposition qui ne semble pas près de s’essouffler.

Plus d’un mois après la suspension de la construction de l’oléoduc à Standing Rock, quelques milliers de personnes s’entassent toujours dans des tipis et des tentes. Les contestataires continuent à se faire entendre de façon sporadique.

Lundi, trois militants ont retiré une barrière pour se rendre sur le site de construction du pipeline. Ils ont ensuite démonté l’éclairage d’un pont à la jonction des rivières Cannonball et Missouri, selon une déclaration de la police.

Ils se trouvaient avec environ 200 autres personnes qui manifestaient près de la clôture du chantier de Dakota Access.

Les trois militants ont été placés en détention provisoire et seront accusés d’avoir franchi une propriété privée, incité à une émeute et résisté à leur arrestation. Sur les médias sociaux, des manifestants ont dénoncé l’utilisation de gaz lacrymogène par les policiers. (…)

La jeune poétesse innue Natasha Kanapé Fontaine, qui revient tout juste d’un séjour à Standing Rock, affirme que la police militaire surveille les installations de très près. « Il y a régulièrement des hélicoptères qui tournent au-dessus du camp », a-t-elle dit.

L’oléoduc doit traverser quatre États sur 1886 kilomètres et doit transporter le pétrole extrait au Dakota du Nord, tout près de la frontière canadienne, jusque dans l’Illinois. Les coûts de construction ont été estimés à 3,8 milliards de dollars.

Avant de parcourir les 2500 km qui séparent Montréal de Standing Rock, Natasha Kanapé Fontaine a senti le besoin de participer à ce mouvement. À son arrivée, elle en a eu les larmes aux yeux.

« C’est drôle à dire, mais j’ai vu ça dans mes rêves. […] On se retrouve devant la reconstruction d’une vie en communauté pour une raison, une cause, et c’est un campement autogéré et tout fonctionne assez bien », a-t-elle raconté.

Lire sur ICI Radio-Canada