Boris Proulx / Le Devoir :

Une journaliste américaine, de passage ce week-end au Canada pour le Festival international du film de Toronto, fait l’objet d’un mandat d’arrêt aux États-Unis pour s’être introduite avec des centaines de manifestants sur un site de construction d’un controversé pipeline au Dakota du Nord. Amy Goodman, journaliste engagée et animatrice de l’émission Democracy Now(« Démocratie maintenant »), diffusée sur le Web, a couvert le 3 septembre une importante manifestation contre le passage du pipeline Dakota Access près de la réserve sioux Standing Rock. Son reportage, diffusé mardi, est devenu viral et montre des agents de sécurité de Dakota Access utiliser des chiens de garde contre les manifestants autochtones. Mme Goodman se trouvait à Toronto ce week-end pour la présentation du film All Governments Lie (« Tous les gouvernements mentent »), samedi. Dans un tweet, la militante altermondialiste Naomi Klein a écrit, dimanche : « Je viens de parler à Amy Goodman — elle est en sécurité, de retour du Canada. Aux États-Unis pour gérer toute cette connerie. »

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