Alexandre Shields, Marco Bélair-Cirino / Le Devoir :

Le ministère de l’Environnement dit manquer d’informations, mais reste évasif sur la collaboration de son interlocuteur

L’étude d’impact déposée par TransCanada au gouvernement du Québec pour son projet de pipeline Énergie Est a suscité en retour pas moins de 200 questions de la part du ministère de l’Environnement. C’est ce qu’a révélé mercredi le ministre David Heurtel, tout en refusant de « qualifier » le niveau de collaboration de la pétrolière.

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L’étude d’impact, réclamée par Québec depuis novembre 2014, a finalement été produite en six semaines au printemps dernier, avant d’être déposée au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) au début du mois de juin.

Or le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a fait savoir mercredi que le document censé préciser les impacts du pipeline Énergie Est n’est toujours pas terminé. « On a reçu une étude d’impact. Le ministère fait un travail rigoureux pour l’analyser. Il y a des questions et nous n’irons pas de l’avant [avec la suite de l’évaluation environnementale] tant que nous n’aurons pas de réponses à ces questions », a affirmé le ministre en marge du caucus des députés libéraux, à Québec.

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