Brian Myles / Le Devoir :

L’Office national de l’énergie (ONE) n’avait pas le choix de reprendre à zéro son étude du projet Énergie Est. L’organe fédéral a encore bien du chemin à faire pour rétablir sa crédibilité.

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Pour une rare fois dans le dossier d’Énergie Est, la voix des groupes environnementalistes a été entendue. Ils demandaient la reprise complète de l’étude, en raison de craintes de partialité. C’est maintenant chose faite.

Il est rarissime pour l’ONE de faire table rase dans un processus d’examen d’un projet aussi important que cet oléoduc de TransCanada. Énergie Est, un serpent de plus de 600 kilomètres au Québec, traversera quelque 860 cours d’eau, les terrains de 2000 propriétaires et les plus riches terres agricoles de la vallée du Saint-Laurent.

Tout déversement accidentel en cas de bris entraînerait des impacts « majeurs et durables » sur l’environnement, selon une étude de Polytechnique Montréal commandée en 2015 par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Contamination des sources d’eau potable, spoliation des terres agricoles, du fleuve et des rivières du Québec : ces risques doivent être quantifiés avec rigueur et indépendance dans le cadre de l’examen à venir, en fonction des retombées du projet.

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Énergie Est: le processus d’audiences repart à zéro

La Presse Canadienne :

Dans un geste rarissime, l’Office national de l’énergie (ONÉ) fait table rase sur les audiences de l’oléoduc Énergie Est, qui devront reprendre depuis le début, une décision qui donne d’autres munitions à ceux qui remettent en question la raison d’être du projet de TransCanada.

Le comité formé de Don Ferguson, Carole Malo et Marc Paquin, qui a été formé le 9 janvier, a ainsi annulé toutes les décisions prises ou rendues préalablement par les anciens commissaires.

«Il y a eu des erreurs dans le processus, maintenant on est déterminé à remettre ce processus-là sur les rails», a affirmé un porte-parole de l’ONÉ, Marc Drolet, vendredi, au cours d’un entretien téléphonique.

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