ICI Radio-Canada :

Le projet de prolongement de la canalisation 3 de l’entreprise Enbridge a reçu l’approbation du gouvernement Trudeau mardi après-midi, provoquant des réactions variées en Saskatchewan. Certaines Premières Nations situées près du trajet du pipeline sont inquiètes. Le premier ministre Brad Wall, lui, est satisfait.

Enbridge désire construire un nouvel oléoduc à partir du même tracé que l’actuel pipeline qui se fait vieillissant. Le tracé de la canalisation 3 passe par la Saskatchewan, depuis Hardisty en Alberta. Il termine sa route à Superior, au Wisconsin. Le projet est approuvé, mais il doit répondre à 37 conditions, dont certaines s’attaqueront aux répercussions sur les peuples autochtones.

Dans un communiqué, la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) a mentionné que la protection du territoire et de l’eau doit être une priorité durant le processus de construction de la canalisation 3. La FSIN demande également aux responsables de poursuivre les consultations avec les peuples autochtones.

L’Assemblée des Premières Nations, de son côté, souligne que les Premières Nations du pays ne sont pas toutes en accord avec la décision du gouvernement Trudeau. Le chef de l’Assemblée, Perry Bellegarde, a toutefois affirmé que selon lui, le processus d’approbation des projets de pipelines est imparfait.

La Première Nation Ochapowace, située à l’est de Regina, a déjà vécu une rupture de la canalisation 3 en 1999. Cette rupture a causé un déversement équivalant à plus de 20 000 barils de pétrole lourd.

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Les projets de pipelines sèment la controverse au Manitoba

ICI Radio-Canada :

Les Manitobains n’ont pas tardé à faire connaître leur désaccord aux deux projets de pipelines autorisés par le gouvernement fédéral.

Mardi soir, quelques heures après l’annonce de Justin Trudeau, un groupe d’une vingtaine de manifestants de la Première Nation de Roseau River s’était donné rendez-vous à l’intersection de l’avenue Portage et de la rue Main à Winnipeg.

Le chef de la Première Nation, Cecil James, est dégoûté de la décision.

« La réalité est la suivante : craignez-vous qu’une manifestation comme à Standing Rock arrive ici? Essayez de construire votre pipeline et ça va arriver. Les gens sont prêts à monter au front pour empêcher ça », affirme-t-il. Un scénario comme celui de Cecil James où des milliers de membres d’une Première Nation ont campé afin d’empêcher l’avancée des travaux d’un important pipeline est envisageable selon Mitchell Van Inveveld, un membre de la coalition Manitoba Energy Justice.

Selon lui, le scénario actuel est « le pire qui pouvait arriver. »

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