Alexandre Shields / Le Devoir :

Le projet de pipeline Trans Mountain, vers la côte ouest, soulève des questions très controversées, d’autant plus qu’il subsiste au sein du public une forte impression que le travail mené par l’Office national de l’énergie comporte de grandes lacunes. C’est ce que conclut un comité ministériel mandaté par Ottawa pour mener un complément d’évaluation pour ce projet pétrolier que le fédéral doit approuver ou non d’ici décembre.

« Nous croyons qu’à la lecture de ce rapport, vous serez encore plus étonnés par l’énormité de la décision que le gouvernement fédéral aura à prendre », notent d’entrée de jeu les membres du comité mis sur pied en mai dernier pour mener des consultations publiques supplémentaires sur le projet de la pétrolière Kinder Morgan.

Et pour cause. Le rapport publié jeudi souligne que « les questions soulevées par la proposition de pipeline de Trans Mountain font partie des plus controversées au pays, voire dans le monde entier, de nos jours : les droits des peuples autochtones, l’avenir de l’exploitation des combustibles fossiles face aux changements climatiques, et la santé de l’environnement marin qui compose déjà avec un siècle d’effets cumulatifs ».

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Projet d’oléoduc Trans Mountain: un comité ministériel pose six «questions»

AFP :

Un comité de trois membres chargé en mai par le gouvernement Trudeau de consulter la population sur le projet d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain, dans l’ouest du pays, suggère à Ottawa de répondre à six questions fondamentales avant d’accorder son feu vert.

Le comité, qui a obtenu les commentaires de milliers de gens lors d’audiences publiques et via un questionnaire en ligne, rappelle que son mandat ne lui permet pas de formuler des recommandations ou des conclusions sur le sort du projet de 6,8 milliards de l’entreprise Kinder Morgan.

Un oléoduc Trans Mountain achemine depuis 1953 le pétrole de l’Alberta jusqu’au port et à une raffinerie de Burnaby, en Colombie-Britannique, sur une distance de 1150 km. Kinder Morgan propose de construire un oléoduc en parallèle du premier, ce qui permettrait de pratiquement tripler la capacité du système – de 300 000 à 890 000 barils par jour de pétrole.

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