Guillaume Bourgault-Côté / Le Devoir :

Les Premières Nations n’ont pas un droit de veto sur les projets d’oléoducs, mais elles ont un outil puissant

La décision d’Ottawa d’autoriser deux projets d’oléoducs dans l’Ouest du pays a choqué plusieurs communautés autochtones environnantes — reflet d’une opposition assez généralisée des Premières Nations à ce type de projet. À défaut d’un veto, ces communautés ont certaines poignées juridiques pour se faire entendre. Explications.

« Ils font une grosse erreur. Nous n’allons pas laisser cet oléoduc être construit. » Le premier ministre Trudeau avait à peine terminé sa conférence de presse, mardi, que Charlene Aleck, porte-parole de la nation Tsleil-Waututh (Colombie-Britannique), annonçait les couleurs de la résistance autochtone locale.

Opposés au projet Trans Mountain de Kinder Morgan, les membres de Tsleil-Waututh ont multiplié les efforts, ces derniers mois, pour se faire entendre. Dans ce contexte, la décision du gouvernement Trudeau d’autoriser le projet a été reçue comme une gifle au visage. Selon Mme Aleck, le premier ministre vient de briser sa promesse d’établir une « relation renouvelée de nation à nation » avec les autochtones.

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Émission Espaces autochtones

À Espaces autochtones cette semaine, les nations autochtones préparent la mobilisation pour résister à l’implantation de deux nouveaux projets de pipelines. Et le vérificateur général du Canada sermonne Ottawa sur la gestion des programmes autochtones du gouvernement canadien. En prime, la chronique musicale de Moe Clark. Et Mélissa Mollen-Dupuis répond à Guy de Rimouski qui demande « pourquoi les Autochtones chassent-ils pendant des périodes où il est interdit aux non-autochtones de faire de même »?

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