Luc Gagnon et Jean-François Boisvert, respectivement président d’Option transport durable et chargé de cours en développement durable à l’École de technologie supérieure; et représentant de la Coalition Climat Montréal / Opinion, Le Devoir :

La Caisse de dépôt et placement (CDPQ) a récemment proposé son projet de Réseau électrique métropolitain (REM), comportant 12 nouvelles stations dans la région métropolitaine. Ce projet exige des investissements de 5,5 milliards, sans compter qu’il s’approprie des milliards en infrastructures publiques déjà payées, notamment le tunnel du Mont-Royal. Pour des coûts semblables, nous proposons de remplacer le REM par un Grand Virage composé de 3 stations de métro et 7 lignes de tramway comportant environ 140 stations. Un bref portrait des objectifs et actions du Québec permet de justifier cette proposition.

Voici quelques constats qui font consensus : le Québec est trop dépendant du pétrole, donc de l’automobile ; l’étalement urbain coûte très cher et nous rend dépendants de l’auto ; le transport est la principale source de gaz à effet de serre (GES). Et l’objectif du Québec est de réduire ses émissions de GES de 37,5 % d’ici 2030 (dans 14 ans). Considérant la croissance récente des émissions du transport, on doit conclure que des actions vigoureuses sont requises pour inverser les tendances et atteindre l’objectif.

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