Martial Van Neste, quartier Maizerets / Opinion, Le Devoir :

Avec l’implantation du nouveau port, ce ne sera pas seulement la qualité de l’eau qui va déterminer l’usage de la plage de Beauport, mais aussi la présence de pétroliers en train de transborder leur cargaison. C’est ce qu’on apprend entre autres en lisant l’étude environnementale qu’a déposée le Port de Québec.

On apprécie la « transparence » du Port de Québec, qui en fait répond aux exigences de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. Celle-ci demande au promoteur de faire une analyse de scénarios d’accidents graves, d’en évaluer les conséquences et les mesures à prendre.

On peut y lire, dans la section 7.1.2.6 : « Le futur terminal de vrac liquide, situé dans la zone d’agrandissement du Port de Québec, aura sept réservoirs à toit flottant contenant de l’essence, du biodiesel, du diesel et du jet fuel. Ces réservoirs émettront les contaminants suivants : benzène, éthylbenzène, hexane, naphtalène, styrène, toluène, xylène. »

Donc, ce « vrac liquide », terme moins inquiétant qui est utilisé par le Port dans ses communications avec le grand public, est en fait plein de produits sympathiques qui vont ensuite traverser mon quartier et plusieurs autres dans de beaux wagons noirs. C’est probablement déjà le cas, mais le Port envisage certainement une augmentation très importante puisqu’il désire attirer de très gros bateaux pour faire plein d’argent. (…)

Avons-nous vraiment besoin de mettre en plein coeur de notre ville une grande concentration de produits aussi dangereux ? Est-ce pour créer quelques emplois dans la ville canadienne qui a le plus bas taux de chômage ? Qui va faire l’analyse catastrophe de milliers de wagons supplémentaires qui vont traverser la ville ?

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