Vincent Breton / Le Peuple Lotbinière :

ENVIRONNEMENT. Le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) veut qu’une portion de la forêt de la Seigneurie de Joly soit conservée pour être mise en valeur.

Martin Paulette et Martin Vaillancourt, respectivement vice-président et directeur général de l’organisme, ont fait valoir le potentiel de ce secteur aux maires de la MRC, réunis en assemblée à Dosquet le 8 février. Ils ont, entre autres, fait valoir qu’une partie de ce secteur est considéré comme un «témoin écologique» puisqu’elle n’a jamais été exploitée.

Selon M. Vaillancourt, le but n’est pas de «créer une cloche de verre» sur quelque six kilomètres carrés de la Seigneurie de Joly. «On demande de conserver de possibles coupes de bois les vieilles forêts pour une période de 25 ans, le temps de trouver de meilleures solutions [de mise en valeur]», établit le DG du CRECA.

Ce dernier évalue que la valeur de ce secteur, s’il reste intact, surpasse celle exploitable. Le potentiel récréotouristique, entre autres, est important dans cette zone, où des sentiers peuvent facilement être installés sans nuire à la biodiversité. «Ça rapporte plus en qualité de vie que la valeur du bois», mentionne M. Vaillancourt.

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Gaz de schiste
Tout en restant prudent sur la question d’un éventuel développement de du gaz de schiste dans la région, Martin Vaillancourt croit que la protection de certaines zones forestières peut cohabiter avec une exploitation gazière. «Le gaz de schiste n’est pas un cadenas à la conservation des espaces», concède-t-il.

Ce dernier explique que le processus d’extraction du gaz de schiste ne se fait pas essentiellement en surface. Il est réalisable pour les entreprises gazières d’exploiter la ressource de façon souterraine. Il est donc possible de maintenir des installations récréotouristiques dans la forêt.

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