Alexandre Shields / Le Devoir :

À la veille de la présentation du budget fédéral, un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie plaide pour l’abolition rapide des subventions aux énergies fossiles, qui représenteraient des milliards de dollars au Canada, en plus de prédire la fin de l’exploitation des sables bitumineux à l’horizon 2050.

Le document rendu public lundi met en lumière la nécessaire « transformation en profondeur » de tout le secteur énergétique mondial, afin de limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius. Cette cible est l’objectif minimal des États qui ont signé l’Accord de Paris sur le climat.

Pour y parvenir, le rapport « Perspectives pour la transition énergétique » souligne que la consommation de pétrole devra être au moins divisée par deux d’ici 2050, par rapport au niveau actuel. Un tel recul signifierait « l’arrêt » pur et simple de l’utilisation du pétrole de l’Arctique, mais aussi des sables bitumineux du Canada.

À l’heure actuelle, un tel scénario ne fait toutefois pas partie des prévisions des entreprises du secteur. À titre d’exemple, le projet de pipeline Énergie Est, qui serait en exploitation vers 2022, est conçu pour une durée de vie d’au moins 40 ans.

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Nouvel appel à l’abandon des combustibles fossiles

AP :

Berlin — Le monde doit rapidement abandonner les combustibles fossiles s’il veut éviter une hausse catastrophique de la température de la planète, préviennent deux rapports publiés lundi par deux agences internationales.

Les deux documents en viennent à la conclusion qu’une révision fondamentale de la manière dont l’énergie est produite nécessitera des investissements considérables — mais que cela engendrerait aussi des économies grâce à une amélioration de l’efficacité énergétique.

L’Agence internationale de l’énergie (AIÉ) et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (AIÉR) avaient reçu comme mandat de définir des scénarios qui limiteraient le réchauffement climatique à moins de 2 °C, comparativement à l’époque préindustrielle.

L’AIÉ affirme que la planète aura 66 % de chances d’atteindre cet objectif si tous les pays consentent « des investissements sans précédent dans les technologies à faibles émissions de carbone ».

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La Presse : Les combustibles fossiles doivent être abandonnés rapidement

Le Devoir : Les phénomènes climatiques extrêmes continueront en 2017, avertit l’ONU