Alexandre Shields / Le Devoir :

Le ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, estime qu’il est justifié d’investir des fonds publics afin de soutenir des entreprises qui souhaitent venir exploiter les ressources minières sur le territoire québécois. Le gouvernement Couillard promet d’ailleurs que de « grands projets » seront annoncés dans le cadre de sa stratégie l’an prochain, sans toutefois donner davantage de précisions.

En entrevue au Devoir en marge du sommet Arctic Circle sur le développement des territoires nordiques, M. Arcand a défendu le rôle financier joué par l’État québécois dans le cadre du Plan Nord élaboré par les libéraux. « Le gouvernement ne veut pas nécessairement être l’initiateur [de projets miniers]. Mais parfois, lorsqu’il y a des entreprises québécoises, ou même des entreprises étrangères, on peut essayer de contribuer », a fait valoir le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

M. Arcand a cité en exemple l’investissement de 125 millions de dollars de fonds publics dans le projet minier de Tata Steel Minerals Canada, près de Schefferville. Cette prise de participation dans le projet, annoncée en juillet, s’accompagne aussi d’un prêt de 50 millions de dollars. Cet apport financier de Québec doit permettre de lancer un projet d’exploitation de minerai de fer, qui serait par la suite exporté.

Le ministre, mais aussi le premier ministre Philippe Couillard plus tôt en journée, ont tous deux vanté le rachat par Québec en mars dernier, au coût de 67 millions de dollars, d’infrastructures portuaires à Sept-Îles. Ces installations permettront de faciliter l’exportation du minerai exploité sur le territoire du Plan Nord.

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