Dominique Bhérer, Maniwaki / Opinion, Le Devoir :

On pourrait, en 10 ans, faire de la Terre un paradis… à condition d’expédier les politiciens sur la Lune, nous prévenait il y a 50 ans l’architecte Buckminster Fuller dans son Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial Terre. Ces derniers n’ont pas respecté les promesses de Rio et ne respecteront pas celles de Paris. En fait, ils font l’inverse. Même si on utilise déjà une planète et demie, les politiciens, eux-mêmes responsables d’une grande partie du gaspillage font tout pour accélérer l’exploitation. Leur plus grande crainte est qu’elle ralentisse. Comme politiciens puis souvent comme lobbyistes, ils semblent s’être donnés comme mission de vider leur pays de ses ressources.

Ce qui aggrave les choses, c’est qu’ils subventionnent généralement les méthodes d’exploitation les moins durables qui diminuent la productivité à long terme en appauvrissant le sol qui est la base même de la production. Coupe rase en forêt, monoculture, pêche industrielle. Partout la politique est de remplacer de gré ou de force les petits agriculteurs, forestiers, pêcheurs côtiers par de grosses exploitations privées ou publiques.

Lire sur Le Devoir