Greenpeace :

07 avril 2016 (Montréal) – En réaction à l’adoption de la politique énergétique 2016-2030 du Québec, présentée cet après-midi par le gouvernement Couillard, Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada, affirme :

« En réaffirmant son soutien à l’Accord de Paris et à l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés Celsius, voire 1,5°C, le gouvernement Couillard confirme que l’ère des combustibles fossiles tire à sa fin et que le Québec devra faire partie de la solution. Il confirme par le fait même l’évidence scientifique de devoir conserver la vaste majorité des combustibles fossiles dans le sol et accélérer la transition vers une économie basée à 100% sur les énergies renouvelables d’ici 2050.

L’adoption de la politique énergétique et son objectif de réduction de la consommation de produits pétroliers de 40% démontre que la transition énergétique est en cours et que Québec souhaite donner l’exemple en l’arrimant avec ses objectifs de réduction des émissions de GES pour 2020 et pour 2030. Cependant, Québec n’a toujours pas de plan pour respecter ses engagements dans la lutte climatique. De plus, la place qu’il accorde au gaz naturel reste trop importante dans son portefeuille énergétique alors qu’il devrait favoriser davantage l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, dont le biométhane. Le gouvernement Couillard doit donc rapidement adopter des mesures concrètes permettant de réduire notre dépendance au pétrole et au gaz, dans les transports entre autres, et prouver ainsi qu’il est déterminé dans son engagement à réduire ses émissions de GES de 80 à 95% d’ici 2050.

Nous sommes également inquiets du fait que la porte reste ouverte à l’exploitation des hydrocarbures et à de nouveaux projets de pipelines au Québec. Le gouvernement devra faire preuve de cohérence et rejeter les projets d’exploitation, de transport et d’exportation d’hydrocarbures qui vont à l’encontre de la protection du climat. Le Québec doit s’élever comme un leader des énergies vertes et de la lutte climatique et cela ne pourra pas se faire si des projets comme le pipeline Énergie Est ou l’exploitation du pétrole de schiste à Anticosti se réalisent. »