Marie-Michèle Sioui / Le Devoir :

Des résidants de la ville de Malartic, en Abitibi, se tournent vers les tribunaux afin que la minière Canadian Malartic respecte immédiatement les normes qui lui ont été imposées en matière d’exploitation de roche et de bruit. Dans une demande d’injonction, les citoyens Benjamin Gagnon-Lamothe et Dave Lemire allèguent que la minière a commis plus de 3500 infractions aux normes depuis la mise en exploitation de sa mine d’or, en 2011. Entre les mois de juillet 2015 et de février 2016 seulement, 366 dépassements de bruit ont été constatés et ont fait l’objet d’avis de non-conformité, lit-on dans le document judiciaire. Exaspérés, MM. Gagnon-Lamothe et Lemire demandent aux tribunaux de sévir, dans l’espoir de retrouver la qualité de vie qu’ils ont perdue depuis que Canadian Malartic mène des travaux, sans arrêt, dans un secteur situé à moins de 300 mètres de leur résidence respective. Leur demande est appuyée par le Comité de citoyens de la zone de la voie ferrée de Malartic (CCZSVFM), lequel englobe 700 foyers et 1400 personnes, tous situés à moins de 800 mètres de la mine. « Grondement des machines et des camions, l’usine qui scille toute la nuit, les foreuses qui vrillent et qui frappent, les roches qui tombent dans les bennes de camions ; plusieurs citoyens sont directement affectés. Troubles de sommeil, insomnie, réveils en sursaut, stress, les enfants qui dorment mal… Il faut que ça cesse », a résumé le porte-parole de CCZSVFM, Louis Trottier, dans le communiqué accompagnant l’annonce de la demande d’injonction. « Le vivre une journée est une chose, mais le vivre en permanence, 24 heures sur 24 heures, 365 jours sur 365, pendant des années, en est une autre », a-t-il ajouté.

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Une demande d’injonction contre la mine Canadian Malartic déposée en Cour supérieure

Émilie Parent-Bouchard / ICI Radio-Canada :

La requête d’injonction déposée lundi souligne que depuis le début de son exploitation, la mine Canadian Malartic a cumulé plus de 3500 dépassements de normes. La demande d’injonction vise à ordonner à Canadian Malartic de respecter son plan d’exploitation initial, c’est-à-dire d’extraire un maximum de 120 000 tonnes chaque jour, contre 170 000 présentement, soit 40 % de plus que prévu. Les citoyens souhaitent également que la cour oblige la compagnie à respecter les normes de bruit.

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Demande d’injonction contre la mine d’or de Malartic

Jean-François Bégin / La Presse :

Exaspérés par le bruit, les vibrations et la poussière produits par la mine d’or à ciel ouvert de Malartic, deux résidants de la municipalité abitibienne ont déposé aujourd’hui une demande d’injonction qui, si elle est accordée, forcerait la minière Canadian Malartic à réduire sa production. Les demandeurs, Benjamin Gagnon-Lamothe et Dave Lemire, sont deux pères de famille qui vivent à proximité immédiate de la fosse, située juste au sud de Malartic. M. Lemire vit à Malartic depuis 36 ans et habite une maison qui se trouve à 220 m de la mine. Il dit entendre les opérations de la mine 24 heures sur 24. «Un moulin constant, des pelles mécaniques qui laissent tomber de la roche dans les boîtes de camions, les chenilles des camions qui frottent contre la roche, leur transmission qui scille [sic] et qui grince, surtout lorsqu’ils montent la côte», fait-il valoir la demande d’injonction. Père de quatre enfants de 10 ans et moins, il dit faire de l’insomnie, ce qui a affecté sa santé et lui a fait perdre du poids, en raison du bruit en provenance de la mine. M. Gagnon-Lamothe, père de deux enfants en bas âge, s’est résigné à changer les fenêtres de sa maison «pour ne plus entendre le bruit des foreuses et des bulldozers».

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