Jean-François Nadeau / Le Devoir :

À Anvers, coeur du pays flamand, je me suis acheté un nouveau casque de vélo, sourire aux lèvres, en marge d’un salon du livre auquel je prenais part. À l’orée du printemps, j’ai acheté un casque d’hiver placé dans la section des soldes pour l’été. Ce casque combine la chaleur d’une casquette de laine et la protection nécessaire pour s’éviter l’enfer lors d’une chute.

« Cela n’existe pas chez vous pour le vélo ? » me demande le vendeur qui, ayant géolocalisé mon accent, se montre curieux de la nature de mes achats. Non, cela n’existe pas vraiment… « Oh, je vois, dit-il. Vous avez des vélos, mais pas de culture du vélo. »

C’est précisément cela. Nous avons des vélos. Beaucoup de vélos. À Montréal, plus que dans la plupart des villes nord-américaines. Mais nous faisons tout de même comme si le monde entier était voué pour l’éternité au seul transport motorisé.

Ce printemps en France, dès le 22 mars, le casque de vélo sera obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans. Douze autres pays européens ont déjà imposé une telle mesure aux jeunes. Et la Belgique pourrait faire de même.

Un tiers des blessures subies par les cyclistes concernent la tête. Mais chez les enfants, c’est plus d’un cas sur deux. Or l’Institut belge de la sécurité routière, favorable au port du casque, rappelle que les médecins affirment que, dans 70 % des cas, les blessures subies par les enfants peuvent tout simplement être évitées grâce au port du casque.

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