Johanne Fournier / Le Soleil :

(Matane) Après que TransCanada eut renoncé à son projet de construction d’un terminal pétrolier au port de Cacouna à cause de la présence de la pouponnière des bélugas, voilà que Québec donne le feu vert au développement d’une zone industrialo-portuaire (ZIP) au même endroit, situé près de Rivière-du-Loup. Pour les écologistes, le gouvernement n’a rien compris, d’autant plus qu’un arrêté ministériel d’Ottawa a été déposé en mai pour protéger l’habitat essentiel de ce mammifère marin. «Le fédéral vient de faire un pas pour protéger l’habitat essentiel du béluga, puis le gouvernement provincial semble, lui, faire trois pas en arrière pour faire un projet qui aura forcément des conséquences sur l’habitat de cette espèce menacée», dénonce la chargée de projets de Nature Québec, Sophie Gallais. Marc Lapointe, l’attaché de presse du ministre responsable de la Stratégie maritime, explique que l’octroi de 125 000 $, annoncé la semaine dernière par Jean D’Amour (…)

L’attaché de presse mentionne qu’il n’est pas prouvé que le trafic maritime que générera ce développement portuaire puisse nuire à l’habitat du mammifère marin. «On ne peut pas dire que le béluga n’est pas sensible au trafic maritime, contredit la porte-parole de Nature Québec. On sait qu’il est sensible au niveau sonore. C’est très risqué. On parle d’une espèce de moins de 1000 individus!»

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