Isabelle Maréchal / Opinion, Le Journal de Montréal :

À quelques jours de l’assermentation de Donald Trump comme président des États-Unis, il est inquiétant de constater que le climat, à l’instar de l’homme d’affaires, semble n’en faire qu’à sa tête. Il suffit de constater les nombreux dégâts un peu partout sur la planète. De la canicule en Australie au froid mortel en Ukraine, en passant par les multiples alertes météorologiques en France et en Angleterre, le climat est devenu aussi imprévisible que l’ex-animateur de The Apprentice.

Le Québec en alerte

Chez nous aussi, les signes du réchauffement climatique sont visibles. Les berges de Percé ont été avalées par les vagues des dernières tempêtes. À Sept-Îles, grands vents et marée haute ont causé des bris majeurs et forcé l’évacuation d’une vingtaine de maisons. Cette semaine, on annonce un redoux exceptionnel. Même dans le Nord-du-Québec, on prévoit des températures de 10 °C au-dessus de la moyenne. Parlez-en aux géologues qui étudient le pergélisol. Le climat se réchauffe, l’érosion côtière est évidente, on ne peut plus en douter.

Qu’attendons-nous pour nous réveiller? On dit qu’il faut avoir vécu une catas­trophe météorologique pour ne plus être sceptique. Le déluge au Saguenay et le verglas en 1999 devraient donc nous avoir convaincus. Nous devons consentir à changer notre mode de vie, stopper notre consommation sans borne, à défaut de voir le sol s’effacer sous nos pieds.

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