Gilles Proulx / Le Journal de Montréal :

Prenez la plupart des grandes et farouches nations amérindiennes du nord de l’Amérique, y compris celles de l’actuel Midwest américain, qui faisait alors partie de la Nouvelle-France, et réunissez leurs chefs et leurs guerriers dans une grande assemblée à Montréal. Inimagina­ble?

C’est pourtant ce qu’il s’est passé chez nous en 1701.

L’initiative avait quelque chose de fou puis­que, si les Amérindiens l’avaient voulu, ils auraient alors facilement pu exterminer tous les Montréalais. Ils avaient l’avantage du nombre. Combien de nations étaient représentées? Il y en avait 39! Et même 40 en comptant les Français. Cet immense sommet international a marqué l’histoire diplomatique. En forçant un peu le trait, on peut dire que Montréal, avant New York, a eu ses Nations unies…

Parmi les invités, citons les Onneyouts, les Onontagués, les Goyogouins et les Tsonnontouans, les Outaouais, les Sauteux (Algonquins du nord des Grands Lacs) et les Miamis, les Illinois, les Renards, les Mascoutens, les Folles-Avoines, les Peorias, les Monisgouenars, les Tapouarouas et les Koueras. Certains ont parcouru plus de 1500 km pour assister à cette grande conférence internationale dans le dos des Anglais… Il fallait avoir de bons éclaireurs pour aller porter cette invitation à chacun d’entre eux!

Lire sur Le Journal de Montréal