Yvan Giguère, Saguenay, / Opinion, Le Devoir :

J’apprenais dernièrement qu’un autre Montréalais avait été happé par un véhicule. Il ne se passe presque plus une semaine sans que nous apprenions qu’un automobiliste a blessé ou tué un homme ou une femme qui se déplace à pied en ville. Pourtant, rien n’est plus légitime et normal que de marcher. Même à Montréal. Mais cette activité pleine de vertu et de bon sens, bonne pour l’esprit et le physique est devenue, semble-t-il, dangereuse dans un monde où la culture du « char » est devenue reine et se veut irréprochable.

Le trop grand nombre de véhicules à quatre roues dans les grandes villes est un des principaux facteurs bien entendu de la pollution atmosphérique. Les études sont là pour le prouver, et le phénomène ne date pas d’hier. Mais force est de constater que l’automobile est devenue également un facteur causant fréquemment la mort par accident et, dirait-on, de façon notoire depuis peu. En ville, les victimes en sont principalement les piétons et les piétonnes ; des humains bipèdes de tous âges qui empruntent les artères de leur ville le plus normalement du monde.

Lire sur Le Devoir