Jean-Michel Genois-Gagnon / Le Soleil :

(Québec) L’arrivée des fromages fins européens en sol canadien continue d’inquiéter Les Producteurs de lait du Québec. Ceux-ci demandent au fédéral de bonifier «de 750 millions à 1 milliard $» l’enveloppe du programme de compensations pour atténuer les effets de l’Accord économique et commercial global (AECG).

La semaine dernière, Ottawa a annoncé un programme d’investissement pour la modernisation des équipements et des infrastructures de 350 millions $ pour aider le secteur laitier. Du montant, 250 millions $ sur cinq ans seront distribués aux producteurs et 100 millions $ sur quatre ans aux transformateurs.

Pour le président des Producteurs de lait du Québec, les sommes du plan de compensation concocté par le fédéral sont insuffisantes comparativement aux pertes entraînées par le traité. Un point de vue partagé par le gouvernement de Philippe Couillard, qui demande aussi plus d’argent.

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Les producteurs de lait comptent sur Couillard pour influencer Ottawa

Karl Rettino-Parazelli avec La Presse Canadienne / Le Devoir :

Les producteurs de lait du Québec sont encouragés par les propos du premier ministre Philippe Couillard, qui veut qu’Ottawa bonifie son programme d’indemnisation pour compenser les impacts de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne, mais ils se demandent jusqu’où ira le gouvernement pour défendre leur cause.

« S’il le veut vraiment, M. Couillard a la capacité d’aller nous chercher de meilleures compensations », a affirmé le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, en marge d’une assemblée générale spéciale.

Jeudi, le premier ministre Couillard a laissé entendre que la part dévolue au Québec des 350 millions de dollars prévus par Ottawa ne suffit pas. Il estime que le programme d’indemnisation annoncé par Ottawa est injuste, puisqu’il prévoit un financement égal pour chaque province alors que le Québec produit une plus grande part de fromages fins au pays.

« Avoir une distribution qui soit égale entre les provinces ne semble pas refléter la réalité et ne semble pas tout à fait juste pour nos producteurs », a-t-il déclaré dans une mêlée de presse en marge de la Conférence des Nations unies (ONU) pour les changements climatiques, à Marrakech, au Maroc, où il est en mission.

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