Philippe Mollé, conseiller en alimentation / Opinion, Le Devoir :

Je n’ai rien contre le fait qu’on consomme des pêches, par ailleurs excellentes, de l’Ontario, ou certains produits hors saison provenant de la Colombie-Britannique. Par contre, en pleine saison de récolte de fruits et légumes d’ici, comme les bleuets, les framboises, les fraises, je proteste contre le fait que ceux-ci peinent à se rendre jusque dans nos épiceries. En effet, nos producteurs se retrouvent aux prises avec une guerre de prix des grandes chaînes qui, elles, favorisent l’achat de fruits et légumes provenant d’ailleurs. En saison des récoltes, on trouve, surtout chez les épiciers indépendants, une plus grande quantité de produits maraîchers en provenance des régions du Québec qu’auparavant. Mais, si quelques enseignes autonomes contribuent à l’accès aux produits d’ici en passant par la porte arrière, il demeure tout de même difficile de trouver les produits maraîchers issus de la culture locale. Toutes sortes de raisons sont invoquées pour expliquer l’offre réduite de produits québécois en pleine saison des récoltes, même si le temps où l’on importait des denrées par manque de disponibilité chez nous est révolu.

Lire sur Le Devoir