Marco Fortier / Le Devoir :

Un projet de cimenterie d’une capacité de 3000 tonnes par jour dans une région agricole de l’Est ontarien, en bordure de la rivière des Outaouais, fait craindre des impacts sur la qualité de l’air et sur la circulation de camions jusqu’au Québec. La société Colacem Canada, de Laval, a demandé les permis pour construire sa cimenterie dans le village de L’Orignal, près de Hawkesbury, à la frontière du Québec. L’usine de 225 millions de dollars serait munie d’une cheminée de 125 mètres de hauteur qui rejetterait dans l’air de l’oxyde de calcium, de l’ammoniac, de l’oxyde de fer et de l’oxyde de nitrogène. Entre 80 et 110 camions par heure entreraient ou sortiraient de l’usine, selon une étude d’impact sur les transports menée par la firme CIMA +. Un nombre indéterminé de ces camions feraient la navette entre la cimenterie et le port de Montréal, car une bonne partie de la production de poudre de ciment serait vendue à l’étranger. « La cimenterie aurait des impacts sur l’air et sur la circulation de camions au Québec », souligne Charles Despins, un des responsables du mouvement citoyen Action Champlain, qui milite contre le projet de cimenterie.

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