Jean-François Néron / Le Soleil :

(Québec) La loi qui doit encadrer la politique énergétique du Québec en cache une autre, mettant en péril les compétences municipales de gestion du territoire et de l’eau potable tout en créant un déficit démocratique en matière de consultation publique, plaident ses opposants. Le Comité vigilance hydrocarbures Québec a tenu, dimanche, un événement dans Lotbinière. Une cinquantaine de citoyens ont assisté à la conférence du docteur en droit et sociologue, Richard E. Langelier. Depuis qu’il a décortiqué le document de 80 pages, il sillonne la province pour expliquer les dessous de ce qu’il considère comme un «mammouth de Troie». L’interprétation qu’il fait des textes soulève des questions sur le pouvoir que le gouvernement libéral confère aux gazières et pétrolières. «Il y a des enjeux fondamentaux pour les municipalités de se voir retirer des compétences sur la gestion du territoire et sur le puisement d’eau réalisé pour la fracturation. De plus, le projet de loi ne maximise pas les retombées pour elles.»

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Des citoyens de Lotbinière s’inquiètent du projet de loi 106 sur les hydrocarbures

ICI Radio-Canada :

Une cinquantaine de résidents de Saint-Apollinaire et des environs se sont réunis, dimanche, pour une séance d’information au sujet du projet de loi 106. Déposé en juin par le gouvernement Couillard, ce texte législatif au sujet des hydrocarbures suscite la grogne de plusieurs acteurs politiques et environnementaux. Le Comité vigilance hydrocarbures (CVH) de la MRC de Lotbinière estime que les citoyens du Québec sont mal renseignés par rapport au contenu du projet de loi 106, malgré les 4 journées de consultations qui ont eu lieu en commission parlementaire, au mois d’août. « Cette loi-là a été présentée l’été. Pourquoi on n’en parle pas? Pourquoi un débat aussi important, aussi fondamental que l’exploitation des gaz et des pétroles de schiste et des pétroles conventionnels au Québec, pourquoi il n’y a pas un débat de fond? Qu’est-ce qui se passe avec ça? », s’interroge la présidente du CVH, Irène Dupuis.

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