Alexandre Shields / Le Devoir :

Même s’il a promis de protéger 20 % du territoire du Plan Nord d’ici 2020, le gouvernement Couillard est encore loin du compte. Les données consultées par Le Devoir indiquent qu’à peine plus de la moitié de l’objectif a été atteint jusqu’à présent. Le gouvernement a toutefois bon espoir de ne pas rater sa cible. Il devrait d’ailleurs le réaffirmer dans le cadre du sommet Arctic Circle sur le développement nordique qui s’ouvre ce lundi à Québec.

En relançant officiellement le Plan Nord en avril 2015, avec des investissements publics prévus de 1,3 milliard d’ici 2020, le gouvernement a aussi promis d’en faire « une référence en matière de développement nordique responsable et durable ».

Parmi les « interventions prioritaires » inscrites dans le plan libéral en matière de « protection de l’environnement », Québec s’est alors engagé à établir des aires protégées sur un total de 20 % du territoire du Plan Nord, soit toute la portion du Québec située au nord du 49e parallèle.

En tenant compte de la superficie totale de ce territoire, soit 1,2 million de kilomètres, cette cible de 20 % représente environ 240 000 km2. Or, à l’heure actuelle, les données officielles indiquent qu’à peine 11 % du territoire visé par le Plan Nord est désigné comme aire protégée, soit environ 132 000 km2. Cette superficie comprend cependant des zones mises « en réserve », donc en attente d’un statut permanent de protection.

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Québec moussera son Plan Nord au forum de l’Artic Circle

Fanny Lévesque, Guillaume Piedboeuf / Le Soleil :

Québec n’a pas l’intention de rater l’occasion de mousser son fameux Plan Nord, la grande vedette du forum de l’Arctic Circle, un vaste rassemblement international s’intéressant au développement nordique, qui s’ouvre lundi dans la Vieille Capitale.

«Le Plan Nord, c’est le thème pour nous cette année. L’idée est de montrer la façon dont nous, on envisage un développement intégré, plus harmonieux avec les communautés d’un grand territoire nordique comme celui du Plan Nord», a mentionné le premier ministre Philippe Couillard, en marge de la réception d’accueil du forum, dimanche soir, au Musée de la civilisation.

Les visées de l’État pour développer le nord de la province ne sont pas étrangères à l’attention portée par le grand patron de l’Arctic Circle et ex-président de l’Islande, Òlafur Ragnar Grìmsson, sur le Québec. «M. Grìmsson a beaucoup aimé le Plan Nord», a expliqué le président-directeur général de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé.

«Il nous a proposé de faire un forum pour présenter à la communauté internationale ce qu’est le Plan Nord et comment on l’a travaillé, comment c’est une approche de planification avec une vision à long terme et une participation importante des populations concernées et des autochtones», poursuit-il.

C’est que Québec suit de près l’Arctic Circle depuis 2014. Le premier ministre Philippe Couillard en est d’ailleurs devenu membre honoraire. «[L’Arctic Circle] C’est une voix démocratique, ouverte, pour que les gens puissent discuter de toutes les questions nordiques et arctiques», précise M. Sauvé.

Et le Plan Nord a piqué la curiosité de l’organisation, assure-t-il, pour «son modèle intégré» de développement durable. «C’est un exemple assez unique […] C’est d’abord un territoire, ce n’est pas un plan de développement économique ou sectoriel. C’est un plan qui concerne la totalité des préoccupations qu’on retrouve au nord du 49e parallèle.»

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Le dossier de l’Institut nordique pourrait se conclure sous peu

Guillaume Piedboeuf / Le Soleil :

(Québec) Le dossier du financement du nouvel Institut nordique du Québec (INQ), à l’Université Laval, pourrait se conclure dans les prochains jours, a annoncé, dimanche soir, le maire Régis Labeaume.

«Je souhaite que l’on puisse conclure ça dans les prochains jours et annoncer ça cette semaine. Ce serait extraordinaire», a affirmé le maire de Québec, de passage au Musée de la civilisation pour la réception de bienvenue du forum de l’Artic Circle.

L’INQ a officiellement lancé ses activités le 1er novembre, à l’Université Laval. Le biologiste et océanographe Louis Fortier a été nommé à sa tête et trois chaires de recherche ont été lancées. Le réel projet de l’institution, en partenariat avec l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et l’Université McGill, est cependant la construction d’un tout nouveau pavillon sur le campus qui abriterait plusieurs dizaines de chercheurs du monde nordique, des sommités de la recherche en environnement, climat et santé des peuples autochtones du Nord.

Le gouvernement provincial s’est engagé à la hauteur de 30 millions $ pour la construction du pavillon, et l’Université Laval demande la même somme au fédéral depuis plusieurs années pour boucler le financement du projet d’une valeur totale de 75 millions $. Régis Labeaume en avait d’ailleurs fait un des trois points de sa «liste d’épicerie», en juin 2015, en prévision des élections fédérales.

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