Charles Lecavalier / Le Journal de Québec :

Un organisme qui nettoie bénévolement des dépotoirs illégaux doit se tourner vers le privé pour poursuivre le ménage, faute de soutien du gouvernement.

«Ils m’ont demandé la quantité de dépotoirs et le métal qui s’y trouvait et à la fin, ils m’ont dit que je n’étais pas une entreprise d’économie sociale. Ben voyons donc, quand tu veux te débarrasser de quelqu’un, tu lui dis n’importe quoi», déplore le fondateur de PurNat, Marcel Poiré.

Il démontre pourtant, chiffres à l’appui, que son organisme peut nettoyer des sites d’enfouissement clandestins à coût imbattable puisque ce sont des équipes de volontaires qui se chargent du «travail de bras».

M. Poiré, qui ne se verse aucun salaire, a tenté d’obtenir du financement pour faire croître PurNat et faire davantage d’opérations de nettoyage durant la belle saison. Il estime qu’il aurait besoin d’environ 500 000 $ sur trois ans et qu’il pourrait ensuite voler de ses propres ailes.

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Qui est PurNat?
Depuis deux ans, PurNat a nettoyé plus de 600 tonnes de déchets empilés dans des dépotoirs illégaux grâce à des bénévoles.

«Il y a quelques années, je suis revenu vivre au Québec. Je faisais une randonnée dans la montagne des Roches à Québec et c’était plein de déchets. J’ai réalisé que personne ne nettoyait ça, alors j’ai décidé de créer PurNat», explique son fondateur, Marcel Poiré, un financier à la retraite qui travaillait auparavant en Colombie-Britannique.

M. Poiré a choisi de créer un organisme sans but lucratif (OSBL). Pour recruter les bénévoles, il contacte des entreprises privées qui ont des programmes de volontariat et leur soumet des sites à nettoyer. PurNat négocie ensuite une entente avec la municipalité concernée pour recevoir du financement ou du prêt de matériel, comme des conteneurs et des véhicules tout terrain avec des remorques.

«On y va avant le nettoyage, on prépare le terrain pour s’assurer que c’est sécuritaire. On est aussi en train de créer un site web qui permettra aux citoyens d’identifier sur la carte des dépotoirs à nettoyer. Il y en aurait environ 4000 au Québec», estime-t-il.

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