Patricia Cloutier / Le Soleil :

(Québec) La Ville de Québec investira 5,9 millions $ pour mieux contrôler les émissions nocives qui sortent des cheminées de son incinérateur. Un problème en grande partie causé par un mauvais tri des déchets dans les entreprises et chez les citoyens.

L’an dernier, une campagne d’échantillonnage a révélé que la Ville dépassait encore, à l’occasion, les normes gouvernementales de pollution de l’air. Des rejets toxiques de mercure, de dioxines, de furanes et de monoxyde de carbone ont été observés.

Lors de la séance publique du Comité de vigilance de l’incinérateur de Québec jeudi soir, la Ville a annoncé un plan d’action de huit mesures qui seront déployées d’ici 2018.

La Ville s’engage à acheter des brûleurs au gaz naturel dans ses fours pour augmenter leur température, à embaucher un consultant expert en combustion et à valoriser environ 15 000 tonnes de boues, au lieu de les brûler.

Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement de Québec, explique que la Ville a investi beaucoup d’argent depuis 12 ans pour améliorer de façon technique son incinérateur. Mais les problèmes de pollution de l’air persistent.

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