La Presse canadienne :

MONTRÉAL – L’industrie canadienne du bois d’oeuvre est dans une meilleure position qu’elle ne l’était il y a 10 ans pour traverser un conflit commercial avec les États-Unis, mais les plus petits producteurs du Québec et de l’Ontario seraient particulièrement vulnérables aux droits qui pourraient être imposés d’ici quelques semaines, ont estimé des observateurs.

Les producteurs de la Colombie-Britannique comme West Fraser Timber, Canfor et Interfor ont usé de précautions en achetant des scieries aux États-Unis, principalement pendant la trêve sur le commerce du bois d’oeuvre. Ils ont aussi augmenté leurs exportations de bois d’oeuvre vers la Chine, ce qui leur offre une certaine protection contre les droits compensatoires que les États-Unis pourraient imposer dès le mois de mai.

«Les gros joueurs de l’Ouest sont dans une position plus confortable qu’il y a 10 ans», a noté le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec, André Tremblay.

«Mais nous nous trouvons maintenant dans une situation bien plus délicate que lors du dernier conflit.»

L’éloignement géographique des scieries de l’Ontario et du Québec avec la Chine les empêche essentiellement de livrer leur bois dans la plus grande économie de l’Asie. La valeur des exportations canadiennes de bois d’oeuvre vers ce pays est passée de 55 millions $ en 2005 à 1 milliard $ l’an dernier, selon Statistique Canada. La quasi-totalité de ces exportations provenait de la Colombie-Britannique.

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