«L’objectif véritable des promoteurs d’Énergie Est était non pas d’alimenter le Québec et l’est du pays en pétrole pour remplacer les importations d’Arabie saoudite, mais de profiter du port en eaux profondes de Saint-John pour exporter sur des superpétroliers le pétrole vers l’Europe et l’Asie. Aussi étonnant que cela puisse paraître, à première vue, le chemin le plus court pour rejoindre la côte ouest de l’Inde à partir de l’Alberta passe par l’est plutôt que par l’ouest.

Au cours de l’actuelle période de transition énergétique, il est préférable, d’un point de vue écologique, que le Québec s’approvisionne en pétrole léger des États-Unis plutôt qu’en pétrole sale, plus polluant, des sables bitumineux. Cela est aussi avantageux d’un point de vue politique. Le Québec peut s’affranchir progressivement du pétrole en misant sur l’hydro-électricité, mais il peut également mettre fin à sa dépendance énergétique à l’égard du Canada en recourant au pétrole en provenance des États-Unis.»

Le Devoir

«Acheter 100% de pétrole canadien n’est pas à l’ordre du jour des raffineries du Québec»

Le Devoir