Gérald Fillion / ICI Radio-Canada :

EXCLUSIF – Alors que les Québécois se disent préoccupés par les changements climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une étude nous apprend que, pour la première fois, en 2015, les achats de camions ont dépassé les ventes de voitures.

Selon la Chaire en gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, il s’est vendu 232 898 camions en 2015 au Québec, contre 218 456 voitures. Les dépenses consacrées aux camions se sont élevées à 8,9 milliards de dollars, alors que celles pour les voitures ont atteint 5,7 milliards de dollars. En fait, la part des camions légers dans le bassin de véhicules au Québec est passée de 30 % en 2010 à 36 % en 2015.

La tendance montre « une préférence croissante des Québécois pour des véhicules plus chers et plus énergivores », peut-on lire dans le troisième rapport sur l’état de l’énergie du Québec préparé par les chercheurs et professeurs Johanne Whitmore et Pierre-Olivier Pineau.

Les camions légers représentent 88 % des ventes de la catégorie des camions, qui comprend également les camions lourds, les fourgonnettes, les minifourgonnettes, les véhicules utilitaires sport et les autobus.

De 2010 à 2015, les ventes de camions légers ont augmenté de 197 % (elles ont donc presque triplé) et les dépenses qui y ont été consacrées ont bondi de 435 % (et, donc, plus que quintuplé). Durant la même période, les ventes de voitures ont diminué de 16 %, alors que les dépenses ont grimpé de 37 %.

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Rapport : État de l’énergie au Québec 2017

Les Québécois achètent plus de camions que de voitures

Hélène Baril / La Presse :

(…) Les environnementalistes, qui font campagne contre les sociétés pétrolières qui polluent, devraient aussi cibler le consommateur qui achète le pétrole. « C’est plus facile de s’attaquer aux pétrolières qu’aux individus, constate Pierre-Olivier Pineau. Ce n’est pas populaire et ces groupes ont besoin du financement populaire. »

Entre 1990 et 2015, les ventes d’essence ont augmenté de 19,3 % au Québec.

L’attitude des Québécois envers les véhicules personnels et l’insuffisance des moyens mis en place pour assurer la transition énergétique font en sorte que les cibles de réduction des gaz à effet de serre ne seront pas atteintes, constate aussi le chercheur.

« Du côté du gouvernement, on n’investit pas assez », estime-t-il, en donnant l’exemple du Fonds vert qui accumule de l’argent et n’en investit pas suffisamment.

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Plus de véhicules énergivores sur les routes du Québec

La Presse Canadienne :

(…) Les ventes de produits pétroliers raffinés n’ont montré aucun essoufflement entre 1990 et 2015: elles ont augmenté de 8 pour cent et celles d’essence, de 19 pour cent.

Au Québec, en moyenne, chaque tranche de 1000 habitants possède 556 véhicules automobiles. Les régions du Nord-du-Québec, de la Côte-Nord et de l’Abitibi-Témiscamingue ont un parc de véhicules composé à plus de 50 pour cent de camions légers; la proportion au Québec est de 36 pour cent, 6 pour cent de plus qu’en 2010.

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Il faut plus de transport en commun… pour les entreprises

François Normand / Les Affaires :

Si la tendance se maintient, le Québec ne pourra pas respecter ses cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020. Et pour y arriver, la province devrait notamment favoriser le transport des marchandises par train et par bateau.

C’est l’une recommandations formulées à Les Affaires par le spécialiste en énergie à HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau, co-auteur d’une étude (État de l’énergie au Québec, 2017) que publie HEC Montréal ce mercredi.

L’autre auteure est Johanne Whitmore, également de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal.

Selon Pierre-Olivier Pineau, il faudrait construire de nouvelles lignes ferroviaires afin de transférer une partie des volumes du transport routier vers le transport ferroviaire et maritime. «Par exemple, le train consomme 10 fois moins d’énergie au kilomètre qu’un camion», dit-il.

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