Alexandre Shields / Le Devoir :

Le gouvernement du Québec a confirmé mardi qu’il devra dépenser entre 620 et 800 millions de dollars de fonds publics afin de restaurer et de sécuriser les centaines de sites miniers abandonnés qui sont à la charge de l’État. Une telle opération nécessitera encore au moins 10 ans de travaux.

« La restauration des sites miniers abandonnés est pour nous une priorité puisqu’elle permettra de limiter les impacts environnementaux mais aussi d’entretenir un dynamisme dans le domaine minier, ce qui est souhaitable pour le maintien et la création d’emplois en région », a affirmé mardi le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Ce programme de stimulation du « dynamisme » dans le secteur minier sera financé exclusivement par des fonds publics, puisque le gouvernement Couillard entend investir au moins 620 millions de dollars d’ici 2022, afin de « diminuer le passif environnemental minier » de 80 % en six ans. (…)

Selon la Coalition Québec meilleure mine, la facture ne devrait pas être assumée en totalité par les contribuables québécois. L’organisation a déjà proposé d’imposer à l’industrie « une redevance spéciale de 0,5 à 1,0 % sur la valeur brute produite », redevance qui servirait à financer la restauration des sites abandonnés par l’industrie minière.

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620 M $ pour restaurer les sites miniers abandonnés

Fanny Lévesque / Collaboration spéciale, Le Soleil :

(…) La province compte 499 sites miniers qui nécessitent l’intervention de l’État. De ce nombre, 263 ont été des lieux d’exploration minière qui ne requièrent que des travaux de nettoyage. Six autres sont des carrières ou des sablières. Quelque 230 sites par contre ont fait l’objet d’activités d’exploitation, dont 127 ont déjà été restaurés.

L’État continue d’ailleurs d’y assurer un suivi. Un total de 46 anciens sites d’exploitation restent à être sécurisés et 57 autres à être restaurés. L’Abitibi-Témiscamingue a sur ses terres le plus de sites d’exploitation à restaurer avec un total de 12 et Québec prévoit y investir plus de 130 millions $. La Côte-Nord suit avec 46 millions $ pour sept sites.

Québec dit augmenter la cadence de la restauration des sites abandonnés avec sa nouvelle cible. «À l’époque, on parlait de faire la moitié», indique-t-il en faisant allusion à la visée de 2012-2013 alors que l’État voulait réduire son passif environnemental de 50 % sur une période de 10 ans par des investissements de 388 millions $.

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Les contribuables québécois paieront 620 millions de dollars pour nettoyer des mines désaffectées

Martine Turenne / Le Journal de Québec :

Certains des sites ont été laissés dans des états «particuliers», comme le dit Véronique Normandin, la porte-parole du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand. Mais aucune compagnie n’aura à mettre un sou dans le nettoyage. «La responsabilité incombe à Québec», dit Mme Normandin.

«Notre gouvernement assume ses responsabilités de gestionnaire du territoire québécois, a dit mardi matin le ministre Pierre Arcand, et entend poursuivre la réduction de l’impact des sites miniers abandonnés sur la santé et la sécurité des personnes ainsi que sur l’environnement. »

On dit souvent qu’il faut nettoyer derrière soi, mais cette règle de politesse n’était pas de mise au Québec avant la nouvelle loi sur les mines, adoptée en 2013.
«Aujourd’hui, elles doivent déposer un plan de restauration et des garanties financières de 100 %», a précisé Mme Normandin.

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