Jean-François Cliche / Le Soleil :

(Québec) À vue de nez, cela semble être une telle évidence qu’elle n’a pas à être prouvée : plus le climat se réchauffera, plus les étés seront longs et chauds, et plus les arbres devraient pousser rapidement. Mais si naturel que cela puisse paraître, ce n’est pas ce qui se passe dans la forêt boréale canadienne, selon une étude dirigée par un chercheur de Québec qui n’a trouvé aucune accélération de la croissance des arbres entre 1950 et 2002.

Le travail, paru lundi dans les Proceedings of the National Academies of Science, a consisté à mesurer la taille des cernes de croissance de 873 arbres (19 espèces) dans près de 600 endroits différents du Canada. L’équipe de chercheurs menée par Martin Girardin, des bureaux du Service canadien des forêts situés à côté de l’Université Laval, a ensuite passé ces données dans plusieurs modèles mathématiques afin de compenser pour divers facteurs – par exemple, le fait que la taille des cernes diminue avec l’âge de l’arbre.

Or, contrairement à ce qu’ils attendaient, les auteurs ont constaté qu’«en moyenne, à travers la forêt boréale canadienne, la croissance n’a pas changé significativement entre 1950 et 2002». Et ce, malgré des températures moyennes qui ont augmenté de 0,5 à 3 °C, selon les régions, et malgré des concentrations de CO2 en nette hausse dans l’air – le CO2, rappelons-le, est un «nutriment» pour les plantes.

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