Marco Bélair-Cirino / Le Devoir :

Le Québec ne fera pas l’économie d’une « réflexion » sur les causes et les conséquences des inondations printanières, avertit le ministre de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel.

Durant cet exercice, les Québécois ne pourront échapper à des questions douloureuses : comme celle de la construction — ou de la reconstruction — de résidences situées dans les zones inondables.

« Est-ce qu’il y a des secteurs, cette fois-ci, qui doivent être également déclarés non constructibles ? C’est trop tôt pour le dire, mais on peut penser qu’il va y avoir des conclusions comme celles-là », a suggéré le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée.

Il a appelé le gouvernement libéral à établir une nouvelle cartographie officielle des zones inondables. En 2004, le ministère de l’Environnement a abandonné le Programme de détermination des cotes de crues de récurrence de 20 ans et de 100 ans (PDCC), lequel visait 155 nouveaux secteurs de lacs et de rivières, a-t-il déploré. Ainsi, l’eau a pris de court plus d’un Québécois en envahissant des secteurs ne figurant pas dans des zones dites inondables.

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