Isabelle Mathieu / Le Soleil :

Deux ans après l’autorisation du premier recours collectif, qui vise uniquement l’épisode de poussière rouge du 25 au 26 octobre 2012, le juge Pierre Ouellet de la Cour supérieure estime qu’il est prématuré de permettre aux avocats de Véronique Lalande et Louis Duchesne d’interroger le patron de l’administration portuaire. Dans une décision rendue le 9 septembre, le juge Ouellet a accueilli la demande de la défense et casse les citations à comparaître envoyées à Mario Girard et Ivan Boileau, qui est lui vice-président de la Compagnie d’arrimage de Québec (CAQ). L’avocat des citoyens de Limoilou voulait rencontrer les deux cadres avant les interrogatoires des citoyens victimes de l’émission de poussière, prévus à la fin septembre. Il plaidait que l’interrogatoire des deux dirigeants était important afin «d’obtenir de plus amples informations qui ne sont que sous le contrôle des défenderesses dont les demandeurs ont besoin pour rencontrer leur fardeau de preuve». (…)

Le juge Pierre Ouellet estime que les interrogatoires de Mario Girard et Ivan Boileau doivent se tenir «dans un cadre procédural plus précis, une fois connues les allégations des défenses, et en une seule séquence». Du même souffle, le juge Ouellet refuse la demande de documents présentée par les citoyens de Limoilou. Le premier type de documents demandés par les citoyens, soient les baux entre le Port et CAQ depuis 2001, ne devrait pas poser de problème, affirme le juge Ouellet. Le hic, dit le juge, c’est que les demandeurs veulent aussi obtenir tous les documents (correspondance, mémos, rapports, etc.) en possession de CAQ ou du Port relatifs à l’émission de poussière dans le secteur Beauport depuis 2001. Les instigateurs du recours s’intéressent notamment aux plaintes des citoyens et aux communications entre la Compagnie d’arrimage de Québec et les gouvernements ou la Ville de Québec au sujet de la poussière.

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