Diego Creimer / Fondation David Suzuki :

Quand je contemple mes enfants Gaspard et Félix après le souper, la famille encore à table échangeant souvent sur le déroulement de la journée à l’école et au travail, je me plais en silence à imaginer ce qu’il adviendra d’eux une fois adultes, les métiers qu’ils choisiront, les valeurs qui les animeront et les batailles qu’ils mèneront. C’est probablement l’un des passe-temps universels des parents fiers et rêveurs.

Peu de temps après la naissance de chacun de ces enfants, un conseiller en placements épargne-études est venu nous vendre un de ces fameux plans qui permettent de mettre de l’argent de côté, dans un petit abri fiscal, pour payer plus tard les frais et dépenses liés aux études une fois les enfants admis dans un établissement reconnu par le ministère de l’Éducation. Beaucoup de parents au Québec et au Canada ont probablement reçu une visite semblable et plusieurs ont souscrit à un régime enregistré d’épargne-études (REEE) collectif.

Nous avons ainsi commencé à remplir cette grande tirelire qui servira à éduquer nos enfants et à laquelle le gouvernement contribue aussi généreusement.

Quelle surprise n’avons-nous pas eue cette semaine en recevant par la poste les états financiers annuels du Canadian Scholarship Trust (la Fondation fiduciaire canadienne de bourses d’études, en français) : l’argent qui servira à payer les études de nos enfants, bonifié par des avantages fiscaux, est en partie investi dans les énergies fossiles, qui menacent directement l’avenir de notre planète et donc celui de nos enfants.

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