Rémi Guertin et Jacques Vandersleyen – respectivement Ph. D. géographe et chargé de cours / Opinion, Le Devoir :

L’annonce du projet de système léger sur rail automatisé (REM) pour la région de Montréal a été dans un premier temps accueillie comme une bouffée d’air frais. Mais une fois ce premier étonnement passé, le projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a de quoi laisser quelque peu songeur : pour 5,5 milliards de dollars, les Montréalais auront seulement 12 stations de plus, sans aucune liaison directe avec le métro ! Un enseignant de Polytechnique a souligné que pour un montant similaire, la métropole aurait pu avoir des tramways et trois stations de métro supplémentaires. D’autres ont soutenu que la Caisse se comporte un peu comme un chien dans un jeu de quilles, quand le transport en commun relève avant tout d’une connaissance fine de la dynamique d’une ville et de sa structure urbaine. Aussi, on nous propose un projet qui recycle un réseau ferroviaire hérité d’une autre époque, dont la logique relève du transport des marchandises. Encore plus important : le Québec risque d’être coupé en deux parce que le REM a vraisemblablement été pensé en vase clos.

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